Ce que cache le conflit israëlo-palestinien.

 

Pourquoi la création d’Israël, d’un foyer national juif, suscite depuis les années 20 des réactions épidermiques dans le monde arabe?

Israël n’était pas encore née que les colonies arabes s’animaient de façon hostile à cette éventualité, pourquoi?

Une première approche géopolitique permet de répondre partiellement à cette question.

Avant le commencement de la première guerre mondiale, l’Allemagne multipliait les contacts subversifs avec des nationalistes arabes afin de dynamiter les empires coloniaux anglais et français.

L’Allemagne, parent pauvre en matière de partage colonial, avait tout intérêt à affaiblir ses rivaux européens.
Ces contacts furent très utiles lors de l’accession d’Hitler aux responsabilités dans une période où l’antisémitisme décomplexé traversait l’Europe mais aussi le monde arabe craignant la création d’un État juif.
L’alliance du führer avec le grand Mufti de Jérusalem n’était que la suite logique d’un processus qui visait à affaiblir l’empire britannique associé à la « juiverie » internationale selon la sémantique antisémite de l’époque.

Pourquoi les arabo-musulmans refusaient ils un État juif en Palestine mandataire alors que plus de 70% de ce territoire allait devenir la Jordanie ?
Tout simplement parce qu’il leur était inconcevable d’accepter l’idée, qu’après le démembrement de l’empire Ottoman, symbole de l’humiliation du monde musulman par le monde occidental mécréant, que leurs anciens dhimmis, puissent être autonomes et ne plus être des sous hommes vivants selon les dispositions plus ou moins bonnes de musulmans dominateurs.
Beaucoup de musulmans vous parleront d’une vie en harmonie avec les juifs avant l’arrivée des occidentaux, c’était une harmonie au bénéfice des musulmans et non au bénéfice des juifs, le seul avantage des juifs était de ne pas être tués ou poussés à l’exode en cas de refus de l’autorité des musulmans.
À partir du moment où les juifs acceptaient d’être des sous hommes, ils pouvaient parfois bénéficier d’une bienveillance mais n’étaient pas à l’abri de pogroms, d’émeutes épidermiques souvent après une rumeur de la rue arabe, d’une contrariété qui trouvait son exutoire dans le massacre de juifs boucs émissaires.
Les confiscations des biens et fortunes juives étaient récurrentes dans le monde arabe, et permettaient un certain confort de vie, la disparition et raréfaction de ces proies est vu comme une trahison, les juifs sont coupables d’avoir cédé aux sirènes émancipatrices des colonisateurs anglais et français.
Ces derniers sont coupables d’avoir bouleversé cet équilibre, cette harmonie qui rend nostalgiques et revanchardes les foules arabes musulmanes, elles n’ont plus de juifs à prendre en grippe, elles n’ont que de lointains sionistes qu’elles peuvent maudire jusqu’à la folie.

D’où vient ce besoin d’avoir un juif sur lequel on doit passer ses nerfs, et accabler de toutes les turpitudes musulmanes?

Cette folie vient du discours originel de la genèse de l’islam, lorsque le prophète voulut rallier les juifs de La Mecque à son verbe présupposé venant de Dieu, ceux ci refusant leur confiance à un auto proclamé prophète furent déclarés ennemis ontologiques de l’islam, tolérables que s’ils acceptaient la supériorité et les jugements lapidaires des musulmans. Se refuser à l’ordre imposé par l’islam est vu comme une arrogance impardonnable, on ne conteste pas Allah et leurs représentants.

On voit donc que la géopolitique explique en partie cette situation, en partie car elle n’a fait que sublimer une réalité religieuse qui est beaucoup plus pertinente.

Le monde musulman revendique trois lieux saints, La Mecque lieu d’origine des tribulations du prophète, Médine cité d’où Mahomet déclencha la guerre sainte, le djihad, contre les juifs et les polythéistes, et enfin Jérusalem ville sainte juive et chrétienne conquise par les arabes en 634, soit deux ans après la supposée mort du prophète de l’islam!

Donc Mahomet n’a jamais mis les pieds à Jérusalem mais les musulmans la revendiquent!
Au nom d’une conquête ou au nom d’un motif religieux ?
Et c’est là où ça se corse, en effet le coran censé avoir été écrit du vivant du prophète conseille de prier en direction de la mosquée Al Aqsa alors que celle ci n’existe pas encore!
Donc de prier en direction de Jérusalem avant qu’Allah change d’idée et conseille La Mecque!

Comment Mahomet pouvait il parler d’une mosquée qui n’existait pas?
Afin d’évacuer une suspicion d’écritures ajoutées après la conquête de Jérusalem et la construction de cette mosquée, près de deux siècles après ces faits, un récit fut attribué au prophète selon lequel il aurait fait un voyage nocturne sur une jument ailée à tête de femme, Al Bouraq, celle ci après lui avoir fait rencontrer Allah et tous les grands prophètes, l’aurait déposé à Jérusalem sur le mont du Temple afin que Mahomet mette ses pas dans ceux de Jésus et aille prier comme lui au même endroit qui deviendra la mosquée Al Aqsa, la fameuse esplanade des mosquées sujet de tant de tensions en Israël.

Comme on le devine au travers de ces récits et prises de positions religieuses, le conflit israélo palestinien cache en réalité un projet de conquête religieuse et politique, l’objectif n’est pas le bien être du peuple palestinien, qui est un agrégeât de populations arabes venues travailler dans cette région sous l’autorité britannique mais de s’accaparer un lieu saint juif mais aussi chrétien à des fins hégémoniques. Cela s’inscrit dans un projet totalitaire mondial, le vernis laïque du Fatah n’est qu’un leurre pour obtenir les faveurs d’occidentaux bien naïfs pour maîtriser les tenants et aboutissants de ce conflit sauf lorsqu’ils se complaisent dans un antisémitisme par procuration qu’est l’antisionisme.

Il y a une troisième explication qui vient alourdir l’addition du peuple juif, et elle n’est pas des moindres et conditionne l’avenir de l’Europe occidentale, des démocraties issues de la matrice judéo-chrétienne et gréco-romaine, de la civilisation des Lumières. Le palestinien est une projection fantasmée et symbolique du damné de la terre. Il est le prolongement géopolitique de tous les jeunes des banlieues en France qui seraient victimes de racisme, de discrimination et qui seraient obligés d’agresser les pompiers, les personnels soignants, qui vivent de trafics et qui sont l’enjeu de politiques de la ville à coups de milliards d’euros au nom d’un humanisme pervers!
Il est le bénéficiaire de la dette coloniale qu’on en finit plus de rembourser!
Le flic français devient Tsahal, il organiserait des massacres de palestiniens de banlieues, la police tue, nous dit on, les zones de non droit sont des camps de concentration à ciel ouvert comme Gaza à les entendre!
Leurs violences sont légitimes, comme celles des gazaouis, et quand un jeune venant de Tchétchénie égorge, certains s’émeuvent de l’aspect totalitaire d’une exécution qui ne dit pas son nom, méprisant les vraies victimes et leurs familles.
Israël dans cette vision fantasmée, devient la mauvaise conscience historique du monde occidental et se retrouve être le nazisme, l’eugénisme et l’apartheid réunis afin d’effacer la très encombrante Shoah de nos mémoires, un cadeau de l’Occident au monde arabe en solde de tout compte devant l’histoire !
L’Occident veut se dédouaner de son histoire par un suicide culturel, il organise le dépeçage de ses sociétés au nom de sa dette morale, et efface ses frontières, ses lois, sa culture, son identité et ses valeurs.
L’Occident décolonise l’Occident de ce qu’il est.

Le juif, symbolise en miroir inversé tous les renoncements coupables de l’Occident qui offre au nom de ses valeurs dévoyées, la gorge de ses enfants aux fichés S, la tranquillité de ces jeunes filles à des rustres lubriques, l’auto censure en matière de blasphème et refuse de voir la haine du juif qui tue!
Il ne peut pas la voir, puisqu’il est en orgasme devant sa propre agonie qu’il brandit comme une preuve de son humanisme !

Israël devient notre colonisation passée pour continuer notre repentance par procuration.

Alors, pensez vous, ces juifs qui osent se défendre et refusent de mourir dans une résilience euphorique, ils dérangent!

Ils ont survécu parce qu’ils ont préservé leur identité, leur mémoire, leur culture, connaissent leur histoire et protègent leurs frontières, eux qu’on a longtemps interdit d’avoir une terre.
Et parce qu’ils savent d’où ils viennent et qui ils sont, qu’ils refusent le grand effacement culturel dont l’Occident s’enivre, ils ont un avenir.

 

David Duquesne

Commentaires

2 réflexion sur “Ce que cache le conflit israëlo-palestinien.

  1. En gros les arabes veulent absolument que nous soyons leurs dhimmis les enfoirés .Ils ont oublié que Ashem nous a fait sortir d’Egypte d’un bras puissant pour l’éternité et que notre fète la plus identitaire est Pessah la fète de la liberté.En France nous avons la fète du 14 juillet.Souhaitons que cette fête soit aussi eternelle

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