Défendre Zemmour, c’est défendre la liberté d’expression.

Dans un contexte où la liberté d’expression est chaque jour plus contrainte sous l’action conjuguée d’un gouvernement intellectuellement aux abois et ne sachant comment agir face à un débat public qui l’effraye, et de medias ne concevant que l’entre-soi et exigeant l’unanimité dans le politiquement correct, il me paraît approprié de dire ce que je pense du cas Zemmour tant ce qui est dit à son sujet est très souvent confus au mieux ou agressif au pire, voire davantage puisque sa vie est menacée.
 
Je ne parlerai pas du fond, si ce n’est pour dire que Zemmour est un partisan de l’assimilation à l’ancienne à la nation française, qu’il est un partisan de la poursuite de l’existence d’une France souveraine dans sa continuité historique. Tout son discours a cette idée en arrière plan, ce qui n’exclut bien entendu pas différents points de vue possibles sur ces mêmes questions.
 
Sur la forme, mais qui est aussi du fond en réalité, Zemmour a joué un rôle essentiel, majeur, peut-être historique pour faire exploser la chape de plomb du politiquement correct et du déni de réalité qui avait atteint un stade étouffant en France.
Il l’a fait avec une adresse tactique et une persévérance calculée dans l’effort sur de nombreuses années qui ont fait que ses adversaires les plus acharnés l’ont parfois aidé sans se rendre compte de ce qu’ils faisaient, sans le voir venir, et une fois qu’ils ont vu et compris le fond de la pensée zemmourienne, c’était trop tard pour le faire taire.
 
Zemmour a été le grand stratège de la prise de cette forteresse, minant les fondations, faisant exploser les murailles, mettant ainsi la bave aux lèvres et enrageant ceux du donjon.
 
Toutes les haines qu’il suscite proviennent de là. Les ennemis du débat haïssent Zemmour qui a abattu les épaisses murailles qu’ils avaient construites autour pour murer la France dans le silence sur les questions les plus capitales de notre époque.
 
On peut ne pas être d’accord sur tout ce qu’il dit, mais il est de par le silence, la censure et l’auto-censure du plus grand nombre une pièce maîtresse dans le débat français, dont on peut espérer qu’il s’ouvre chaque jour davantage. Il peut dire parfois, à mon sens ainsi qu’à celui de beaucoup d’autres, des inepties, cela arrive. Il peut se tromper, dire des choses fausses, mais ses erreurs ont beaucoup moins d’importance que le silence ou la mièvrerie dans laquelle on aurait voulu enfermer le discours public en France. Pour la simple raison qu’il est toujours possible de lui répondre, tandis que l’on ne peut pas répondre à la censure.
 
J’ajoute qu’à mon sens il n’est jamais sorti de ce que la liberté d’expression autorise. Il n’y a pas de liberté d’expression possible sans liberté de choquer, et même de dire des idioties.
 
Vive la liberté d’expression, vive le débat.
 
À bas la censure, le politiquement correct, la dictature des idéologies dominantes avec lesquels on voudrait ligoter un peuple qui depuis deux mille ans a toujours tenu sa liberté pour valeur suprême et entend bien poursuivre son existence ainsi.
 
Vive Zemmour.