ISLAM POLITIQUE, ÉTAT DES LIEUX EN FRANCE.

Nous avons des jours difficiles devant nous avec l’islam politique. Il est des vérités qu’il faut affronter même s’il y a un frémissement, quelques petites batailles gagnées ici et là, un début de fin du déni et un relâchement ponctuel du blocus médiatique sur cette problématique déterminante pour l’avenir de notre nation et de nos sociétés démocratiques en Europe occidentale.

Nous ne pouvons pas compter sur les politiques qui nous ont mis dans cette situation, ils ne nous en sortiront pas car ce serait reconnaître qu’ils ont une responsabilité et qu’ils doivent réparer.
Pourquoi des pyromanes deviendraient des pompiers?

Les politiques ne réagissent qu’au rapport de force et à l’intérêt électoral.
Nous ne pesons pas car pour la majorité des français, si l’islam pose un problème important, ils ne sont pas sensibilisés sur la dangerosité de ce qui les menacent puisque tout a été compartimenté pour présenter les problèmes en pièces détachées comme s’ils n’avaient aucun rapport les uns avec les autres.
Nous ne voyons pas d’émission de vulgarisation pour leur expliquer à une heure de grande écoute ce qu’est le Tamkine par exemple ni sur les fondements de la charia et pourquoi elle est incompatible avec nos valeurs les plus élémentaires.

Nous avons 6 chantiers, 6 terrains de lutte idéologique.

1. Le premier c’est l’enjeu de la femme musulmane, nous l’avons perdu, nous avons abandonné et ça n’est pas par exemple l’arbre Fatiha Boudjahlat qui peut cacher la forêt de femmes voilées qui revendiquent le voile comme une liberté et dénoncent le féminisme comme une hérésie occidentale de bourgeoises blanches décadentes et défendent un féminisme islamique infériorisant les femmes sous le voile de la honte de la féminité.

Il y a 30 ans, lors de l’émission politique l’heure de vérité consacrée à Harlem Désir, se posaient déjà les problèmes d’intégrations et d’hyper délinquance de jeunes issus de l’immigration, celui ci, optimiste, arguait que tout se passerait bien car l’école républicaine éduquerait les femmes en ce sens et que les éducatrices qu’elles représentent favoriseraient l’intégration.

Aujourd’hui l’intégration est interdite de citer car ce serait insulter les nouveaux arrivants dont il faut respecter le mode de vie et les valeurs.
C’est un échec qu’on a transformé par exemple en laïcité inclusive pour magnifier un plantage total, à moins que cela soit voulu. On évoque aussi l’épanouissement de la culture autre au nom de la tolérance dans le cadre d’un multiculturalisme qui tyrannise la culture majoritaire historique de notre pays sur laquelle se sont construits tous les progrès sociaux et humains que nous offrons aux minorités qui choisissent de venir vivre en France.

2. L’enjeu des quartiers, des banlieues, des fameux territoires perdus de la République.

On est confronté à une évacuation de la loi républicaine et une démission de l’État pour des raisons clientélistes, par peur d’embrasement des banlieues, pour avoir une paix sociale.
On se contente d’arroser ces banlieues de financements sociaux et de tolérer une économie parallèle florissante pour ne pas avoir de violences car nous ne sommes pas en mesure de contenir ces éventuelles violences.

Dans ces territoires il y a 3 strates d’autorité.

– La première c’est le communautarisme tribal des jeunes qui structure les rapports sociaux.
Ils font la police de l’apartheid sexuel en harcelant les « mauvaises filles » de la sphère publique, ce qui a comme résultat de servir l’idéologie islamiste. Ils ont comme modèles « les grands Frères » qui se pavanent avec des voitures de luxe.

Ce sont des caïdats urbains qui tiennent le commerce et sont responsables de l’autorité suprême par une violence inouïe et par le prestige de leur réussite.
C’est eux qui décident de qui peut entrer ou non dans le quartier, qui est toléré, qui peut vivre du commerce.
La majorité des personnes de ces deux strates violentes autoritaires sont issues de l’immigration nord africaine et subsaharienne (Lire « le déni des cultures » d’Hugues Lagrange, « Le puzzle de l’intégration » Malika Sorel), sans être de grands pratiquants de l’islam, ils ont des normes culturelles islamiques envers lesquelles ils se positionnent, c’est leur centre de gravité comportementale.

Vous avez enfin les religieux qui ont le contrôle du comportement des femmes et de plus en plus des jeunes enfants puisque nos élus leur ont offert ces quartiers en espérant faire baisser la délinquance.
Ce sont des prescripteurs de comportements.
Les salafistes sont en charge de créer une contre société et mettent les quartiers en état de tension sociale (prières de rues, exigences de Halal, refus de travailler avec des femmes, volonté d’imposer le voile dans les lieux régit par la loi de 1905, dénonciation de nos traditions et us et coutumes heurtants leur foi…).

Résultat, les politiques ont l’islamisme et la délinquance.

Les religieux profitent du non droit et des échecs des jeunes et des caïds qu’ils peuvent récupérer pour un rachat djihadiste.

Si on interdit ces religieux dans les quartiers, les deux autres strates violentes et autoritaires se montreront solidaires et lanceront une insurrection pour défendre les religieux.

6 valeurs structurent les territoires perdus de la république :

-Suprémacisme musulman revendiqué qui s’accompagne de la haine de la France banalisée, comme une évidence, cela relève d’un poncif, une croyance sociale sans débat.
-infériorisation de la femme avec une classification très simple et manichéenne :
Il y a la sœur pieuse voilée et respectable et la fornicatrice en puissance résultat de l’impérialisme culturel et idéologique occidental.
-haine des juifs culturelle, passée dans le langage commun, comme pour la haine de la France, ça ne se discute pas, les juifs sont responsables des malheurs qu’ils subissent car c’est un peuple maudît qui a encouru la colère de Dieu et le conflit israélo-palestinien sublime cette haine.
-homophobie assumée et homosexualité vue comme une abomination qui serait le fruit d’un Occident décadent et en réponse il y a une sublimation gestuelle presque vulgaire de la virilité très phallique des jeunes des cités qui emprunte à la culture rap et finit par se trouver spirituellement dans un islam phallocrate.
-les enjeux politiques et les questions autour de l’islam politique sont vus au travers de théories du complot qui sont de l’ordre de la paranoïa collective, la riche imagination arabe pour expliquer ce qui est inconcevable pour entretenir le déni sur l’islam politique et djihadiste a rencontré le complotisme 2.0 qui l’a renforcé et font des ravages parmi les jeunes.
-Obscurantisme forcené, créationnisme, désaveu des sciences au profit de vidéos d’apologie du coran et de ses miracles, là aussi le net a renforcé cet obscurantisme et le mental superstitieux qu’on pouvait rencontrer chez des personnes crédules au faible niveau d’éducation.

3 . Médias.

Nous sommes face à une distorsion des représentations associée à un niveau lamentable des journalistes qui traitent de ce sujet.
Deux visions cohabitent avec bonheur, l’islamogauchisme et la promotion d’un vivrensemblisme forcené qui est une illustration d’une volonté de communautarisme à l’anglo-saxonne au sein même de la caste journalistique qui domine les médias.
L’islamisme, le salafisme sont devenus honorables en comparaison des attentats.
Aucune critique de fond sur les valeurs de ces mouvements religieux, ni sur les Frères Musulmans.
Au contraire l’islam est représenté systématiquement à heure de grande écoute par des islamistes, des indigénistes ou des bigots analphabètes qui se ridiculisent dans les médias et donnent une image catastrophique de l’islam pour quiconque le connaît de loin.
Le dernier chouchou islamiste est Yacine Belatar, un humoriste chargé d’assurer l’intérim suite à la mise à l’écart forcé de Tariq Ramadan en attendant que Nabil Ennasri prenne la place qui l’attend encore chaude.

4 . Universités

Les islamistes ont deux chantiers prioritaires, le contrôle des femmes qui permet de contrôler l’avenir et le local en instaurant de fait l’apartheid dans l’espace public, et les universités qu’il faut noyauter afin de faire avancer les thèses islamistes. Ces universités doivent aussi former les futurs cadres de l’islam politique, des personnes maîtrisants bien leurs communications, aux arguments difficiles à démonter et à la communication efficace afin de fédérer les masses musulmanes populaires derrière elles ainsi que des politiques et intellectuels séduits par la théorie sartrienne des damnés de la terre.
On peut ainsi constater que l’université d’Aix en Provence forme des doctorants islamistes et indigénistes aux thèses plus que douteuses. François Burgat islamologue converti à l’islam vient de valider la thèse du successeur de Tariq Ramadan, Nabil Ennasri qui s’est permis de soutenir un travail faisant les louanges de Youssef Al Qaradaoui grand ponte de l’islamisme international préconisant les actions terroristes, la mise à mort des apostats, des homosexuels, soutenant régulièrement des propos antisémites et fait la promotion du féminisme bâché!
L’université de Lyon a failli organiser un colloque avec des islamistes et un fiché S pour dénoncer l’islamophobie!
Une autre s’apprêtait à inviter Houria Bouteldja la passionaria du racisme décomplexé au nom de la lutte intersectionnelle!
Le monde universitaire est aussi responsable par certains de ses idéologues de la teneur des programmes scolaires, ainsi on nous a survendu un islam tolérant et pacifique sous Al Andalus afin de formater les élèves de notre pays à une vision non conforme au réel de l’histoire de l’islam.
De plus le mythe de l’Espagne musulmane tolérante n’est qu’un mythe mensonger, Serafin Fanjul vient de sortir un pavé sur la véritable histoire d’Al Andalus qui était une sévère apartheid traversée par des pogroms et massacres réguliers n’ayant rien à envier aux guerres entre catholiques et protestants dans la chrétienté médiévale.
Les desseins idéologiques de ces universitaires qui mettent au point les programmes scolaires les amènent à présenter l’histoire de France comme une succession de pages sombres et de crimes contre l’humanité associés à une église inquisitrice.
Tout enfant confronté à ces manipulations historiques aura toutes les difficultés à avoir de l’estime pour son pays.
Un enfant dont la famille est originaire d’un pays musulman, ne pourra en aucun cas se tourner vers les valeurs culturelles normatives de notre pays, il ne pourra que les rejeter et se tournera vers celles du pays d’origine. Malheureusement la majorité des pays musulmans sont gagnés par un islamisme virulent qui structure les comportements de leurs croyants.

5 . Influences algériennes, marocaines, turques, qataris, saoudiennes.

Sur notre sol, la majorité des mosquées sont de véritables ambassades de puissances musulmanes étrangères, leurs imams défendent un islam rigoriste et litteraliste comme il est observé dans les pays qui contrôlent ces mosquées.

6 . Éducation nationale.

L’éducation nationale est en plein naufrage, les résultats nationaux témoignent d’un déclin inquiétant.
La baisse des niveaux d’exigence fut le résultat d’une volonté de ne pas heurter des générations d’enfants qui se sentaient stigmatisés par l’exigence que ce soit au niveau des apprentissages, de la culture, de la discipline.
Dans les territoires perdus de la République, l’apprentissage de la langue est un handicap dès le départ de la scolarité avec des enfants qui ne parlent pas toujours le français à la maison.
De plus, on entretient le refus de s’intéresser à la culture du pays qui n’est vu que comme un ensemble de services publics et de droits sociaux qui doivent rembourser la colonisation.
Les exigences et rappels à la loi sont vus comme des volontés racistes et discriminatoires, cette victimisation perpétuelle est transférée dans le milieu scolaire où de jeunes professeurs inexpérimentés se retrouvent face à des dynamiques de groupes jouant la solidarité tribale, clanique et religieuse ainsi que le contrôle social sur les individus osant s’affranchir de ce carcan communautaire. Les 6 valeurs structurants l’islamisme sont projetées avec brutalité dans le monde scolaire: impossibilité de protéger les enfants juifs, refus de la mixité, épidémies d’allergies au chlore pour ne pas aller à la piscine, contestations des enseignements scientifiques, refus d’étudier la Shoah et des philosophes juifs, impossibilité d’enseigner l’histoire du Christianisme, importation du conflit israélo-palestinien, difficulté à respecter des enseignants non musulmans.

 

Au delà de ces terrains de batailles idéologiques, il est notable de constater que la justice n’apporte aucune aide ni solution face aux problématiques de caïdats et de califats.
Elle ne prévient pas, ne dissuade pas, et joue même au sein des établissements pénitenciers le rôle de pouponnière qui potentialise le caïdat et le califat.
Le judiciaire est même un instrument de terrorisme intellectuel saisi régulièrement par les islamistes et les indigénistes ainsi que des associations dites antiracistes afin de réduire au silence quiconque dénonce les mécanismes du totalitarisme à l’œuvre au sein de notre République.

Les 4 pouvoirs de ce pays ne sont donc pas au niveau d’exigence requise pour diagnostiquer la menace et encore moins pour la traiter.
Ne serait ce que nommer le réel est considéré comme un signe d’appartenance à une idéologie fasciste et vous vaut d’être combattu, insulté, menacé.
Il y a clairement démission, soumission, trahison et collaboration.

Le niveau d’entrisme islamiste au sein de certaines formations politiques mais aussi de municipalités, associations, syndicats, médias rend le combat contre la pieuvre islamiste ardu et compliqué, plus nous avançons dans le temps, plus le boa constrictor islamiste resserre ses anneaux et étouffe toute initiative salvatrice.

Nous avons fait une erreur de diagnostic en manquant de vision d’ensemble et en refusant de regarder objectivement la dynamique de l’islam politique sur les trente dernières années mais aussi sur ses quatorze siècles d’existence. Nous avons voulu lutter contre l’islamisme en ne regardant que l’islamisme, et ses atteintes à la laïcité.

Beaucoup, pour des raisons idéologiques qui les mettraient dans une posture inconfortable, limitent cette lutte au respect de la loi de 1905, ce qui est déjà très bien et louable.

L’islamisme est l’aboutissement de composantes structurelles culturelles, religieuses et politiques. C’est un projet globalisant touchant la société dans son intégralité, il y a un projet de civilisation derrière, il ne s’agit pas pas d’un intégrisme religieux, il s’agit d’un totalitarisme comme le nazisme ou le communisme.Il s’épanouit là où les lois de la République ont été évacuées et où les représentants de l’État sont humiliés, ou s’humilient eux même avec le paravent de la tolérance pour maquiller leurs lâchetés.

Les coups de boutoir de l’islamisme contre la laïcité ne sont qu’une des émanations d’une contre société.

Nous voulons taper sur la pointe de l’iceberg qui est l’islamisme mais nous ne voyons pas la base qu’est la contre société qui produit, entre autres, de l’islamisme.

L’islamisme ne pourra être mis hors d’état de nuire que si les lois de la République reviennent dans les quartiers et que si l’économie parallèle est annihilée.

Car cette économie produit des réussites locales qui contre balancent le modèle républicain et rend inaudible l’éducation nationale et la volonté de s’intégrer dans la société française.

L’éducation nationale, qui ne propose pas un programme de citoyenneté en rapport avec notre pacte social républicain, est devenue un champ de ruine pédagogique.

Les obscurantistes et les manichéens peuvent s’en réjouir.

A l’ombre de cette contre société, les islamistes peuvent ramasser les fruits mûrs.

Faire ce constat alarmant entrainera des accusations de déclinisme et des suspicions d’extrême droite. Il est d’ailleurs curieux de constater qu’il y a 30 ans, être d’extrême droite c’était tenir des propos racistes. Aujourd’hui c’est juste faire le constat du réel et prévoir des jours difficiles à venir avec l’islamisme. L’accusation d’extrême droite a bougé en fonction d’intérêts idéologiques peu louables, l’objectif est de tétaniser toute initiative qui s’oppose à ce totalitarisme rampant en dehors de l’étroite voie que représente l’application de la loi de 1905, étroite car elle est aveugle aux conditions d’épanouissement de l’islamisme autres que les lieux de cultes et les bravades contre la laïcité.

Vous ne pouvez pas offrir à des jeunes en pleine recherche identitaire un absolu aussi fort que celui de l’islamisme lorsque votre société est vide de sens et n’offre que consommation et tente d’éteindre des incendies identitaires (risques d’émeutes de banlieues) à coups d’arrosages de subventions que vous prenez dans les poches des classes moyennes que vous culpabilisez en les taxant de racisme alors que vous les avez mises en insécurité culturelle, économique, physique et intellectuelle.

Tous les sociologues et politiques qui se concentrent sur des explications sociologiques locales ou nationales pour expliquer le radicalisme sunnite et le djihadisme semblent perdre de vue que ce sont des phénomènes mondiaux se présentant partout où des communautés musulmanes importantes sont présentes. Il est totalement absurde de ne chercher que des explications locales à un phénomène qui par son universalité démontre qu’il se produit quelles que soient les conditions sociologiques et politiques des lieux, dans les pays musulmans comme en Occident, en Asie comme en Afrique et en Europe. C’est donc dans l’idéologie portée par le sunnisme que se trouve le problème premier, les circonstances locales ne sont que des catalyseurs plus ou moins importants.

Évidemment ce diagnostic n’arrange pas les tenants du matérialisme qu’ils soient héritiers du marxisme, ou libéraux communautaristes. Tout miser sur l’émancipation par l’égalité matérielle ou la réussite sociale, en restant dans le déni des cultures et le mépris des identités religieuses, risque de se payer très cher, et l’addition est déjà très lourde pour le peuple français qui subit l’impéritie de plusieurs générations de politiques.

Commentaires

1 réfléxion sur “ISLAM POLITIQUE, ÉTAT DES LIEUX EN FRANCE.

  1. Excellent résumé de la situation , le plus préoccupant pour moi est celle des écoles et universités , on forme nos futurs ennemis . Sans réaction vive du gouvernements et ses élus il n’y plus aucun endroit pour protéger nos enfants .

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