RACISÉS / NON-RACISÉS, LE NOUVEAU LANGAGE DES RACISTES.

Les mots « racisés » et « non-racisés », dérivés d’un discours sociologique des années 70 sur la racisation, font partie du vocabulaire d’une idéologie raciste et mensongère.

Dans les années 2010, ce vocabulaire est utilisé et banalisé par la mouvance indigéniste, par des militants racialistes, ségrégationnistes, islamistes, gauchistes, par des sociologues et d’autres universitaires eux-mêmes influencés par le discours indigéniste et un discours sociologique perverti par l’indigénisme.

Le terme « racisés » pose l’existence de « personnes racisés », assignées à des groupes raciaux non-blancs, qui représentent la catégorie des dominés victimes de racisme, par opposition aux « non-racisés », à savoir les blancs, qui représentent la catégorie des dominants qui ne sont pas victimes de racisme.

Cette seule présentation est un jugement racialiste et donc raciste sur l’humanité dans son ensemble, puisqu’elle assigne l’ensemble de l’humanité à des groupes raciaux. Elle est raciste, communautariste, contraire à l’universalisme.

Cette présentation est également mensongère dans la mesure où elle place les blancs dans la catégorie des « non-racisés », c’est-à-dire des dominants qui ne sont pas victimes de racisme. C’est un mensonge évidemment.
Quand des personnes disent : « Je n’aime pas les blancs » ou « Je ne fréquente pas les blancs », quand elles produisent un discours essentialiste à propos des blancs, jugent, insultent, agressent ou tuent d’autres personnes parce qu’elles sont blanches, c’est évidemment que ces soi-disant « non-racisés » ont été « racisés » suivant la logique du discours dont on parle. Quand des blancs d’Afrique du Sud et du Zimbabwe sont massivement chassés de leurs terres, qu’ils sont agressés, violés ou tués parce que blancs, c’est qu’ils ont été « racisés » auparavant par leurs oppresseurs.
Suivant la logique du discours posé, tous les êtres humains sont susceptibles d’être des « racisés », aucun ne peut être défini comme « non-racisé ».
Donc ce langage n’a pas de sens, il définit une catégorie, les « racisés », par opposition à une autre, les « non-racisés », qui en fait n’existe pas.

Ce discours est simplement le produit d’une idéologie qui vise à légitimer et alimenter le racisme.

On peut constater aussi que le discours sur les « racisés » et les « non-racisés » s’accompagne du discours sur « la société raciste » et « l’État raciste » français, « le racisme institutionnel, structurel, systémique », un discours pareillement mensonger dans la mesure où il définit la société dans son ensemble comme régie par le racisme et l’État comme structuré dans son ensemble par le racisme.

L’emploi de ce vocabulaire et de ces expressions permet d’identifier instantanément un discours raciste et mensonger.

 

Sylvain Fersztman