Islam et caïdat.

Il y a peu on admettait que l’islam avait conquis la Seine Saint-Denis, qu’il était majoritaire et de plus en plus radical (Davet et Lhomme « Inch’Allah »).

J’ai fait plusieurs posts sur l’histoire de la Seine Saint Denis qui était lors de la guerre d’Algérie considérée comme la septième wilaya du FLN puisque près de 90% des musulmans de France y vivaient et étaient majoritairement Algériens.

Cette communauté fut sous contrôle des bureaux du FLN et devait payer l’impôt révolutionnaire, quiconque s’assimilait ou laissait sa fille fréquenter un « Français » non musulman était vu comme un traître à l’Algérie musulmane, cela pouvait se payer très cher lors des vacances au bled.

Puis, lors des accords d’Évian et de la déclaration d’indépendance de l’Algérie, les Algériens devaient faire le choix entre la nationalité française ou algérienne, quiconque choisissait la nationalité française était vu comme un harki et dans l’impossibilité de retourner voir sa famille en Algérie, par contre choisir la nationalité algérienne induisait l’obtention de la carte de séjour.
Et cela fut reproché à la France comme un acte raciste et discriminatoire alors que l’identité musulmane algérienne s’est construite en Seine Saint Denis comme une résistance et une défiance vis à vis de la France et de tout ce qu’elle pouvait représenter.

L’alliance de l’islam identitaire et du nationalisme algérien revanchard donne cette islamisation galopante qu’a connu aussi l’Algérie après son indépendance.
À cela il faut ajouter un antisémitisme structurel lié à la rancune envers les juifs coupables d’avoir acceptée la pleine citoyenneté du décret Crémieux en Algérie ainsi que le palestinisme pathologique entretenu par le FLN et accompagne les diasporas algériennes.
Dans ces conditions, pourquoi respecter les lois d’une société qu’on méprise?

Le témoignage de la procureure de la Seine Saint Denis est à ce sujet édifiant.

Fabienne Klein-Donati : « En Seine-Saint-Denis, département le plus criminogène de France, les indicateurs sont dans le rouge »

La procureur dresse un constat ‘alarmant’ de la justice en Seine-Saint-Denis, le plus criminogène de France : sur une grande partie de la délinquance de ce département, elle avance en 2017, « 84 000 atteintes aux biens, 31 000 agressions physiques ( dont 10 000 sans arme) » : « Pour voler votre portable, on vous cogne, on vous laisse sur le carreau et vous pouvez y passer. »

J’ai fait des visites de quartiers (…) où vous ne savez pas ce qui peut vous tomber sur la tête.

Le manque de moyens entraîne aussi un fonctionnement : « On fait des choix, on priorise, c’est compliqué : par exemple les vols à l’étalage (…) ou l’usage de stupéfiants ne sont pas poursuivis », raconte Fabienne Klein-Donati qui précise qu’à certains endroits, les trafics de stupéfiants engrangent jusqu’à 25 000 euros par jour.[…]

Pour autant, si ces trafics ne sont pas toujours poursuivis, ce n’est pas une volonté politique de le laisser s’implanter, comme l’explique la magistrate, qui raconte ce département : « 170 nationalités, 1 600 000 habitants – plus 200 000 clandestins – toutes les nationalités, le monde entier est représenté en Seine-Saint-Denis (…)En CMU, on est au double du niveau national, 30 % de la population a moins de 20 ans ».

« Effectivement le trafic de stupéfiants s’implante, produit, il nourrit, il loge… mais pour autant, il ne faut pas tirer la conclusion que c’est voulu » .

« On ne vient pas correctement au secours des personnes qui vivent dans les quartiers, il faudrait presque une ‘task force’ pour que les citoyens de Seine-Saint-Denis vivent dans de conditions normales : des policiers, des enseignants, des magistrats ».

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-06-fevrier-2018